“Ces choses avaient probablement été manipulées par tous les temps par ces mêmes hommes qui aujourd’hui reposaient tranquillement dans les tombes que j’avais vues. Pour moi, homme de mer, explorateur et chasseur de phoques, chacun des maillons de ces chaînes brisées […] évoquaient la vie que mes camarades et moi-même menions à notre tour. Ils me parlaient de travaux pénibles, d’espoir et d’anxiété, des rares jours de repos.”

Raymond Rallier du Baty, Aventures aux Kerguelen, 1912.

INVENTAIRE DU PATRIMOINE MOBILIER

Depuis la création de la Mission Patrimoine des Terres australes et antarctiques françaises en 1993, le patrimoine mobilier historique s’est régulièrement étoffé. Après les objets collectés sur les districts et conservés dans les lieux de vie des bases permanentes, de nombreux biens archéologiques ont agrandi considérablement les collections.

Ces collections témoignent de l’histoire des différents districts des TAAF. Dans un premier temps, c’est le patrimoine des îles australes (Crozet, Kerguelen, Saint-Paul et Amsterdam) qui a fait l’objet de collectes, fouilles et sondages.

Le patrimoine mobilier historique des Terres australes et antarctiques françaises s’est ensuite vu complété par le matériel des fouilles réalisées sur l’île Tromelin entre 2006 et 2013. Les îles Eparses constituant le 5ème district des TAAF suite à la loi 2007-224 du 21 février 2007.

En 2018, le premier récolement des collections a été lancé afin de vérifier que les données figurant sur l’inventaire sont bien conformes, de localiser les pièces et de constater leur état de conservation.

L’inventaire est rassemblé sur une base de données développée avec l’assistance du Service Régional de l’Archéologie de la DAC La Réunion.

RESTAURATION

Depuis la création de la Mission Patrimoine des TAAF, des objets à forte valeur scientifique ont fait l’objet de restaurations grâce notamment au soutien de la DAC La Réunion.

Parmi les restaurations les plus importantes figure celle du chaudron provenant du fondoir à graisse de la Vallée des phoquiers à Crozet sauvé de l’érosion marine en 2006 dans le cadre de l’opération Obélix. Sa restauration a nécessité quatre années de traitement dans des bains chimiques.

Régulièrement du mobilier archéologique en provenance des Australes comme de Tromelin a fait l’objet de stabilisations et restaurations.