Le Territoire des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF) est créé par la loi n° 55-1052 du 6 août 1955. Ce Territoire, inscrit à l’article 72-3 de la constitution, formé par les îles Saint-Paul et Amsterdam, l’archipel Crozet, les îles Kerguelen, la Terre Adélie et les îles Eparses (depuis 2007), est placé sous l’autorité d’un Préfet, administrateur supérieur. En plus de la responsabilité liée à l’administration du territoire, les TAAF sont également l’organisme gestionnaire de la réserve naturelle nationale des Terres australes françaises, de la réserve naturelle nationale de l’archipel des Glorieuses et des autres îles Eparses (Europa, Bassas da India, Juan de Nova et Tromelin) protégées par arrêté. Les TAAF mettent en place sur ces districts un modèle de gestion permettant de concilier le développement d’activités humaines raisonnées et la protection d’un patrimoine naturel d’exception. Ces territoires insulaires et les zones marines qui leurs sont associées offrent à la France une position privilégiée au niveau international pour répondre aux grands enjeux environnementaux (préservation de la biodiversité, étude du changement climatique, gestion durable des ressources marines, etc.).
La direction de l’environnement veille et contribue à la déclinaison des politiques nationales en matière d’environnement, de climat et de préservation de la biodiversité pour l’ensemble des districts des TAAF. La direction de l’environnement se compose d’un service connaissance et suivi du patrimoine naturel, d’un service conservation et restauration des milieux naturels, d’un service appui aux politiques publiques (services placés chacun sous l’autorité d’un chef ou d’une cheffe de service) et d’une cellule opérationnelle pour l’action de terrain (sous l’autorité d’une coordinatrice).
Les Terres Australes et Antarctiques Françaises (TAAF) via leur service connaissance et suivi du patrimoine naturel portent un projet qui vise à se doter d’outils pour la gestion conservatoire des habitats terrestres et de la flore à Kerguelen et dans les Îles Éparses. Ce travail s’inscrit en parallèle de la révision des documents de gestion, notamment le Plan d’action Biodiversité des Îles Éparses (2026) et le plan de gestion de la Réserve naturelle nationale des Terres australes (2027). Ce projet est porté par la chargée de connaissance de la flore et des habitats terrestres.
Le Conservatoire botanique national de Mascarin (CBN-CPIE Mascarin), agréé pour les Îles Éparses depuis 2007, a acquis un important jeu de données sur les espèces végétales menacées de l’archipel. Les TAAF souhaitent s’appuyer sur ce socle de connaissances pour constituer une base de données consolidée et conduire une analyse transversale, afin de renforcer la valorisation de ces informations, d’apprécier les tendances et de soutenir le suivi à long terme des enjeux floristiques sur le territoire des Îles Éparses.
L’année 2026 constitue une échéance structurante, avec le bilan et la révision du Plan d’action Biodiversité (plan de gestion) des Îles Éparses.
Compte tenu de ces éléments, les TAAF ont décidé de confier à un stagiaire la consolidation des connaissances sur la flore, et contribuer à produire des outils d’analyse pour alimenter la réflexion stratégique et la définition des priorités de gestion à moyen terme. Ce stage est administrativement piloté par les TAAF et bénéficie d’un co-encadrement scientifique et technique de la coordonnatrice Îles Éparses du CBN-CPIE Mascarin et de la chargée de connaissance de la flore et des habitats terrestres des TAAF. Il bénéficiera également d’un appui d’une chercheuse spécialisée dans les suivis d’espèces menacées et d’une prestation d’analyse statistique.