La préfète, administratrice supérieure

Les attributions et les responsabilités du préfet, administrateur supérieur des TAAF, sont détaillées dans le décret n° 2008-919 du 11 septembre 2008.

En voici quelques extraits :
L’administrateur supérieur est dépositaire de l’autorité de l’État dans la collectivité des Terres australes et antarctiques françaises. Il a rang de préfet (depuis 2003).
Il y représente le Gouvernement, dont il met en œuvre, sous l’autorité du ministre chargé de l’outre-mer, les politiques dans le territoire.
Le préfet administrateur supérieur a la charge des intérêts nationaux et du respect des lois. Il assure l’ordre public, la sécurité et la protection des personnes dans les territoires de la collectivité des TAAF. Il veille à l’exécution des lois, des engagements internationaux, des règlements et des décisions gouvernementales.
L’administrateur supérieur exerce les fonctions de chef du territoire. Il veille sur les intérêts généraux du territoire.
Il organise les services territoriaux dont il est le chef hiérarchique. Il prend les mesures propres à assurer le développement des districts.
Il prend tous actes réglementaires qui relèvent de sa compétence de chef du territoire aux termes des lois et règlements. Le préfet administrateur supérieur bénéficie d’une délégation du préfet de La Réunion (Délégué du Gouvernement) pour certaines compétences de l’action de l’état en mer sur les zones économiques et eaux territoriales des TAAF.

Le décret n°2006-1211 du 3 octobre 2006 portant création de la Réserve naturelle nationale des Terres australes françaises, fait également du préfet, administrateur supérieur des TAAF, le gestionnaire de la Réserve. Le décret lui donne en ce domaine des compétences très étendues, et lui permet de s’appuyer sur l’avis d’un comité consultatif et d’un conseil scientifique de la réserve.

Florence JEANBLANC-RISLERL’actuelle préfète, administratrice supérieure des TAAF est Madame Florence JEANBLANC-RISLER

Originaire de Belfort, Florence JEANBLANC-RISLER a effectué une grande partie de son parcours professionnel au ministère de l’économie et des finances et plus récemment au ministère de l’Europe et des affaires étrangères, alternant des postes en administration centrale et à l’international sur les questions économiques, financières et diplomatiques : 15 ans en Asie Pacifique (services économiques français au Japon avec compétence régionale sur la Corée, l’Australie et la Nouvelle-Zélande pour la DG Trésor ; ambassadrice de France en Nouvelle-Zélande, puis au Laos), en Amérique du Nord (OACI à Montréal, Washington et Ottawa) et à la Représentation française auprès de l’Union Européenne à Bruxelles.

En administration centrale, elle a notamment travaillé sur les questions de transport (aviation civile, transports maritimes), les financements internationaux et les enjeux de développement (G20, OCDE), le commerce international (GATT, OMC), l’investissement des entreprises mais également sur les sujets de RSE et de contrôle économique et financier des entités publiques.

Diplômée de Sciences Po Paris, titulaire d’un master en relations internationales de l’Université de Caroline du Sud, elle appartient à la promotion Louise Michel de l’ENA.

Elle a trois enfants.

Les anciens préfets et administrateurs supérieurs

Historique des administrateurs supérieurs des Terres australes et antarctiques françaises depuis 1955 (création des TAAF par la loi n° 55-1052 du 6 août 1955) :

  • Xavier Richert (1955-1959)
  • Pierre Charles Rolland (1959-1972)
  • Roger Barberot (1973-1980)
  • Francis Jacquemont (1980-1982)
  • Claude Pieri (1982-1987)
  • Claude Corbier (1987-1990)
  • Bernard de Gouttes (1990-1991)
  • Christian Dors (1991-1996)
  • Pierre Lise (1996-1998)
  • Brigitte Girardin (1998-2000)
  • François Garde (2000-2004)
  • Michel Champon (2004-2007)
  • Eric Pilloton (2007-2008)
  • Rollon Mouchel-Blaisot (2008-2010)
  • Christian Gaudin (2010-2012)
  • Pascal Bolot (2012-2014)
  • Cécile Pozzo di Borgo (2014- 2018)
  • Evelyne Decorps (2018-2020)
  • Charles GIUSTI (2020-2022)

La maison Orré est généralement ouverte au public lors des Journées européennes du patrimoine.

 

La maison Orré est inscrite en totalité au titre de l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques de La Réunion depuis le 22 octobre 1998, y compris le sol et ses aménagements, les murs de clôture, les portails et les grilles.
Alors qu’elle était quasiment à l’abandon, la collectivité des TAAF s’est lancée en 2005 dans sa réhabilitation pour en faire la résidence du préfet, administrateur supérieur. Ces travaux ont duré plus d’un an et se sont inscrits dans un contexte à forte valeur patrimoniale, dans le strict respect du style créole et de l’architecture de la maison d’origine.