RETOUR DE L’ASTROLABE APRÈS UNE MISSION DE 4 SEMAINES DANS LES ÎLES ÉPARSES

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Vendredi 20 mai, L’Astrolabe est rentré au port de la Pointe-des-Galets après une tournée technique dans le district des îles Éparses, tournée durant laquelle il a effectué plusieurs missions logistiques.

Le patrouilleur polaire des TAAF a notamment livré du matériel sur l’île Europa en soutien aux opérations confiées à des jeunes du Régiment du service militaire adapté de La Réunion (RSMA-R) dans le cadre d’un chantier d’application pédagogique de rénovation de la station des TAAF, qui dispose d’installations scientifiques pour accueillir régulièrement des équipes de recherche sur l’île.

L’Astrolabe s’est également mobilisé sur des missions de soutien à des actions de préservation et de suivi de l’environnement.

Des opérations de dépollution plastique de plusieurs kilomètres de plages d’Europa et Grande Glorieuse ont pu être réalisées grâce à la présence de l’hélicoptère du navire et à la mobilisation des détachements militaires des FAZSOI et des gendarmes, sous la coordination des agents environnement sur place.

Lors de son passage par l’archipel des Glorieuses et l’île Tromelin, le navire a appuyé plusieurs opérations de suivi des écosystèmes marins et côtiers menées par des personnels de la direction de l’environnement des TAAF et de l’Université de La Réunion.

À Grande Glorieuse, le suivi d’une station sentinelle du réseau Global Coral Reef Monitoring Network (GCRMN) a été effectué afin d’évaluer l’état des communautés coralliennes et de poissons. L’équipe a également relevé l’une des sondes de température qui contribue à l’observation du réchauffement des eaux côtières de l’ensemble des îles Éparses. Les îles Éparses ont en effet été intégrées depuis une quinzaine d’années aux réseaux nationaux (notamment dans le cadre de l’IFRECOR) et internationaux de suivi de l’impact des changements climatiques globaux sur les récifs coralliens et écosystèmes associés.

À Tromelin, des prélèvements de sédiment ont été effectués en plusieurs points sur les plages autour de l’île. Ces échantillons sont ensuite triés pour y identifier les organismes vivants (macrofaune benthique) qui se trouvent dans le sable. Cet inventaire permettra d’établir des points de référence et de développer des indicateurs de la qualité des milieux côtiers, notamment en cas de pollution aux hydrocarbures.

L’ensemble des opération soutenues pendant un mois par L’Astrolabe et son équipage s’inscrit dans le Plan d’actions biodiversité des îles Éparses mis en œuvre par les TAAF, et contribue globalement à l’enrichissement des connaissances et à la préservation des milieux récifaux et de leur biodiversité unique.

Photo : © Gilles Chareyre
Photo : © Serge FUSTER

L’Astrolabe

Propriété des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF), et mis en œuvre et entretenu par la Marine nationale, L’Astrolabe est un navire brise-glace né d’un partenariat conclu entre les TAAF, la Marine nationale et l’Institut polaire français (IPEV). Le patrouilleur effectue deux types de missions :

– il est utilisé pour des missions de logistique et de soutien des bases scientifiques en Antarctique au cours de l’été austral (120 jours par an, d’octobre à mars). Au départ d’Hobart en Tasmanie, les missions de soutien à la logistique antarctique (MSLA) sont conduites sous autorité d’emploi de l’Institut polaire français;

– le reste de l’année (245 jours par an), L’Astrolabe se consacre à la réalisation, à partir de La Réunion, de missions de souveraineté, dans le cadre de l’action de l’État en mer (AEM), dans les eaux sous juridiction française du sud de l’océan Indien et notamment les ZEE des TAAF.