Le grand départ
pour les artistes lauréats
de l’Atelier des ailleurs 5

10 Décembre 2019   —  Terres australes et antarctiques françaises

Ce mardi 10 décembre, Evelyne DECORPS, Préfète administratrice supérieure, et Christine RICHET, Directrice des affaires culturelles de La Réunion représentant Monsieur le Préfet de La Réunion, ont présidé à bord du Marion Dufresne II la conférence de presse marquant le départ de Guillaume LAMBERT et Charles SEGARD-NOIRCLERE vers les districts d’Amsterdam et Kerguelen, pour une résidence de création exceptionnelle jusqu’en avril 2020.

L’administration supérieure des Terres australes et antarctiques françaises (TAAF) et le ministère de la Culture, Direction des affaires culturelles de La Réunion, ont initié en 2011 «L’Atelier des ailleurs», résidence de création artistique contemporaine dans les Terres australes françaises (Crozet, Kerguelen, Amsterdam). Mis en œuvre tous les deux ans par le Fonds régional d’art contemporain (FRAC) de La Réunion, il s’adressait pour cette 5e édition exclusivement aux artistes du spectacle vivant.

Le jury de « L’Atelier des ailleurs » a retenu les dossiers de Guillaume LAMBERT, auteur et metteur en scène qui séjournera à l’île Amsterdam pour son projet de spectacle itinérant prenant la forme d’un récit de voyage ; et celui de Charles SEGARD-NOIRCLERE, comédien et metteur en scène, pour son projet « L’humanité est un conte d’étoile » pour lequel il séjournera à Kerguelen.

Embarqués mardi 10 décembre sur la rotation OP4 du Marion Dufresne, les deux artistes ont quitté La Réunion pour une traversée de 10 à 15 jours vers les îles Kerguelen et Amsterdam où ils séjourneront pendant trois mois sur l’une des bases australes françaises (Port-aux-Français à Kerguelen, Martin-de-Viviès à Amsterdam), aux côtés des personnels (scientifiques, physiciens, météorologues, militaires) qui mènent sur place des missions de souveraineté, de recherche ou de préservation des milieux naturels.

Pendant cette période, les artistes réaliseront les recherches et le projet de création pour lequel ils ont été sélectionnés. Cette résidence a pour ambition de promouvoir la connaissance des Terres australes et antarctiques françaises, de favoriser des projets artistiques de haut niveau dans le contexte particulier de ces territoires isolés. Elle repose sur une volonté de délocalisation de la pratique des artistes. Le regard créatif qu’ils vont porter sur un territoire à la nature unique mais sans population permanente, investi de manière quasi exclusive par la communauté scientifique, fera l’objet de restitutions publiques à La Réunion et en métropole à l’issue de la résidence.