Ravitaillement des
des îles Australes

Les îles australes (Crozet, Kerguelen, Amsterdam et Saint-Paul) sont atteintes uniquement par voie maritime.

Le Marion Dufresne II effectue, au départ de La Réunion, quatre rotations australes par année, dite Opération Portuaire (OP) à partir du Port de La Réunion. Il faut environ un mois au navire ravitailleur pour parcourir près de 9000 km à travers l’océan Indien, dont une bonne partie entre 40èmes rugissants et 50èmes hurlants, dans des conditions souvent difficiles. Le sens de rotation de Crozet vers Kerguelen est contraint par les courants circumpolaires très puissants circulant de Crozet vers Kerguelen.

Les bases australes ne sont pas équipées de port permettant l’accueil du Marion Dufresne. Le navire ravitailleur des TAAF se positionne entre 800 et 1000 m des bases de Crozet et Amsterdam et de Kerguelen dans le golfe du Morbihan. Le lien entre le navire et la terre s’effectue en mettant en œuvre des moyens annexes : hélicoptère pour les personnes et les charges ne dépassant pas 750 kg pour le modèle B2 ou 1 tonne pour le modèle B3 et par moyen nautique pour les charges les plus lourdes.

 

 

A Crozet et Amsterdam, c’est un radeau, appelé la « portière », constitué d’une plate-forme en bois reposant sur des « boudins » gonflables et tracté par une vedette du Marion Dufresne II, qui est utilisé pour rejoindre la terre. A Kerguelen, c’est un chaland, L’Aventure II, basé en permanence dans le district austral, qui est utilisé pour faire le lien entre la base de Port aux Français et le Marion Dufresne II.

 

 

 

Outre le transport des passagers et du fret, la livraison du carburant destiné à la production d’énergie sur les bases est également effectuée par le Marion Dufresne. Le carburant transporté dans les soutes du navire (capacité de 1000 m3) est transféré sur les bases australes à l’aide d’une manche à gasoil placé sur un enrouleur. Ce dernier permet la mise à l’eau de la manche (sur plusieurs centaines de mètres) par laquelle s’effectue le transfert du carburant sous pression entre le navire et les unités de stockage des bases.

Même si les moyens mis en œuvre pour assurer la desserte des îles subantarctiques ont évolué depuis les années 50, les difficultés liées aux conditions climatiques restent les mêmes ; la logistique des TAAF ne saurait être efficace sans le savoir-faire et l’expérience acquise depuis plus de 50 ans par les équipes des TAAF.

Photo : © Nelly GRAVIER
Photo : © Nelly GRAVIER
Photo : © Aurélie CARTIER

L’Aventure II

L’Aventure II lors d’une manœuvre de déchargement du Marion Dufresne à Kerguelen (OP logistique).

le chalandL’Aventure II est un chaland, bateau à fond plat de 40 tonnes, 18 mètres de long, 5 mètres et 60 centimètres de large et d’un emport de 30 tonnes sur le pont, servant au débarquement du matériel lors des OP logistiques et à la dépose des scientifiques sur toutes les îles du golfe de l’archipel des Kerguelen.