Ravitaillement
de la terre Adélie

Ce territoire peut être desservi par voie maritime et par voie aérienne.

La voie maritime

astrolabe terre adélie

La base Dumont d’Urville en terre Adélie est desservie par le navire L’Astrolabe depuis le port d’Hobart en Tasmanie (Australie). Ce navire de ravitaillement polaire français mesure de 72 mètres de long, peut embarquer une soixantaine de passagers et 1 200 t de fret, de carburant et de matériel. Propriété des TAAF, il est armé par la Marine nationale qui fournit l’équipage et assure le maintien en condition opérationnelle.

Chaque année, de novembre à mars, il assure une mission logistique antarctique (MLA) qui le voit quitter son port d’attache à La Réunion pour Hobart d’où il effectue 4 à 5 rotations sur une distance de 2 700 km entre l’Australie et le continent Antarctique avant de rallier La Réunion. Le reste du temps, il est à la disposition de la Marine nationale.

Les conditions et la durée du voyage dépendent de l’état de la mer et de la position des glaces (5 à 6 jours de trajet avec les meilleures conditions). Pendant l’hiver austral, la banquise s’étend très largement autour de l’Antarctique et ne permet aucun accès par voie maritime durant cette période.

Une ancienne piste d’avion jamais homologuée sert de quai pour le navire qui possède un tirant d’eau faible.

De la même manière que pour le Marion Dufresne, l’hélicoptère embarqué sur l’Astrolabe est utilisé pour faire le transport des personnels et d’une partie du fret. Le gasoil nécessaire à la production d’énergie peut être ravitaillé par manche directement depuis le navire lorsque ce dernier est suffisamment proche.

 

La voie aérienne

Une piste d’avion pour petit porteur existe sur le continent à 5 km de la côte. Seuls des avions permettant des liaisons aériennes entre les bases antarctiques peuvent se poser et les liaisons aériennes servent à amener du personnel et du fret léger. La liaison entre la base Dumont d’Urville, sur des îles à 5 km au large de la cote et la piste d’avion se fait en hélicoptère ou avec un moyen nautique léger. Lors de l’hiver, aucun avion ne peut se poser en Antarctique au vu des températures ce qui implique une coupure totale entre le continent et le reste du monde.

Photo : © P.PIRIOU
Photo : © Nelly GRAVIER
Photo : © P.PIRIOU
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