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22 mars 2017

Retour sur la campagne d’été de la réserve naturelle

Ils étaient 6 à partir en novembre dernier en campagne d’été dans la réserve naturelle nationale des Terres australes françaises pour travailler sur les thématiques terrestre. Les agents naturalistes ayant rejoint Crozet, Kerguelen et Amsterdam ont travaillé avec ardeur au cours de la période estivale – de novembre à mars – une période propice à la conduite des actions du plan de gestion pour la préservation du patrimoine naturel de la réserve.

Actualité du 19 octobre 2016 : Départ des agents de la réserve naturelle en campagne d’été.

Aujourd’hui, trois agents reviennent sur leur expérience pour nous faire partager leur ressenti au cours de ces premiers mois sur le terrain, la passation avec l’agent de terrain qui les a précédé, leur mission, ainsi que la fin de la campagne d’été qui marque leur entrée dans l’hivernage.

France à Crozet :

« Ici Crozet en Novembre, première vision de La Possession depuis le Marion Dufresne à l’aube d’un matin agité,
Un rêve éveillé à en perdre le sommeil, de peur de ne plus y retourner.
Une passation pleine de partage et d’entrain, avec Pierre et sa joie,
Entre Poa cookii, choux de Kerguelen et Aceana magellanica.
Les Ericacées y’en a assez, arrachons-les !
La campagne d’été est passée vitesse grand v, avec Louise en binôme enjoué.
Après les aurevoir émus sur la DZ* durant les OP, place à l’hivernage,
Voici maintenant venu le changement de rythme, de saison, de paysages.
Une année mémorable en vue, où chaque instant est à déguster sans modération,
c’est pour moi un privilège d’être Agent RN** sur l’île de La Possession. »

* DZ : Drop Zone (héliport)
** RN : réserve naturelle

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Benoît à Kerguelen :

« 3ème séjour dans les TAAF. Le premier à Kerguelen et le premier en tant qu’agent de la Réserve naturelle. Le contexte environnemental et humain des TAAF n’est donc plus une découverte pour moi et pourtant chaque mission est bien différente. Les différents travaux sur le terrain (suivi des espèces, inventaires, dépollution) alternent avec des passages sur base (préparation des sorties, gestion des données, rédaction des rapports, encadrements des visiteurs de la réserve, etc.) nécessitant de la polyvalence et un bon sens des relations humaines. Les repères sont vite trouvés grâce à la passation de consignes et le partage d’expérience de mon prédécesseur et au bon accueil des équipes de la mission 67 déjà en place. Humainement et professionnellement, c’est très enrichissant. Déjà 4 mois sur place, l’été glisse lentement mais surement vers l’hiver austral. Dans quelques semaines, il emportera avec lui une bonne partie de l’équipe mais nous garderons en souvenirs les bons moments passés ensemble au cours de ces premiers mois. L’hivernage commencera, en comité restreint, et apportera, à n’en pas douter, son lot d’aventures et de nouvelles expériences humaines et professionnelles… »

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Corentin à Amsterdam :

Sur Amsterdam la restauration du Phylica arborea est reconduite avec un agent responsable du programme arrivé à OP2. La nouveauté est la présence pour la seconde année consécutive, d’un agent supplémentaire en charge du volet flore/habitats. Avec la poursuite des études sur la dynamique de végétation et la lutte contre les espèces envahissantes, sa principale mission est la prospection complète de l’île afin de dresser un atlas de la flore.

Corentin : « Entre OP3 et OP4, la campagne d’été a permis une transmission de l’expérience accumulée sur le terrain, du prédécesseur au successeur. Cette expertise de la flore et la végétation a été enrichie par les connaissances de l’équipe multidisciplinaire Biodiv’Ams de l’IPEV, exceptionnellement présente cet été. C’est ainsi qu’OP4 est vite arrivée, fin prêt à reprendre en main les missions pour l’année à venir. Le mot marquant de ces premiers mois serait « maille », des délimitations artificielles qui servent de cadre à l’étude de la répartition de la flore. Les premières font 50m de côté et se trouvent au niveau de la base Martin-de-Viviès pour la veille sur les espèces introduites. Les secondes font 500m de côté et couvrent l’intégralité de l’île pour l’atlas de la flore. Dans chaque maille, l’objectif est de détecter l’ensemble des espèces présentes et l’observation d’un taxon rare ou discret est à chaque fois une grande satisfaction. Il faut souvent aller les chercher dans les crevasses et coulées de lave effondrées qui abondent sur cette île volcanique. Maintenant que l’hiver devrait arriver, j’ai déjà eu la chance de parcourir les 4 coins de l’île, mais il reste encore quelques belles journées de prospection à venir. »

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